Consultez notre Guide REEE pour plus d’informations sur le sujet.
Le Régime enregistré d’épargne-études (REEE) est le véhicule d’investissement par excellence pour financer les études postsecondaires des enfants. Il comporte deux avantages financiers majeurs : vos placements fructifient à l’abri de l’impôt et le gouvernement verse de généreuses subventions directement dans le compte pour bonifier votre épargne.
Voici un aperçu clair du fonctionnement fiscal du REEE.
Est-ce que les cotisations au REEE sont déductibles d’impôt?
Non. Contrairement au REER, les cotisations que vous versez dans un régime enregistré d’épargne-études (REEE) ne sont pas déductibles d’impôt. Elles ne réduisent donc pas votre revenu imposable de l’année en cours.
Toutefois, en l’absence de déduction fiscale, le gouvernement vous offre un incitatif beaucoup plus puissant : des subventions directes. Pour chaque dollar cotisé, les gouvernements fédéral et provincial ajoutent un pourcentage gratuit, garantissant un rendement instantané de 30 % (ou plus, selon votre revenu familial).
Voici les subventions maximales offertes :
- Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE – Fédéral) : Le gouvernement ajoute 20 % sur vos premiers 2 500 $ de cotisation. Cela représente 500 $ par année, jusqu’à un maximum de 7 200 $ à vie par enfant.
- Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE – Provincial) : Revenu Québec ajoute 10 % supplémentaires. Cela représente 250 $ par année, pour un maximum de 3 600 $ à vie par enfant.
- Bon d’études canadien (BEC – Fédéral) : Une aide supplémentaire pour les familles à revenu modeste, pouvant atteindre 2 000 $ à vie. Le BEC est déposé dans le compte même si le parent n’a pas les moyens de cotiser.
Est-ce que les revenus gagnés dans un REEE sont imposables?
C’est ici que la magie de la planification financière opère. Au moment où l’enfant s’inscrit à un programme d’études postsecondaires reconnu, l’argent qui sort du compte est séparé en deux catégories fiscales distinctes :
1. Le remboursement des cotisations (Votre capital) Puisque vous n’avez pas eu de déduction d’impôt lors de vos dépôts, vos propres cotisations peuvent être retirées totalement libres d’impôt. Vous pouvez choisir de donner cet argent à votre enfant ou de le reprendre pour vous-même (par exemple, pour le réinvestir dans vos REER ou rembourser votre hypothèque).
2. Les Paiements d’aide aux études (PAE) Le PAE regroupe l’argent du gouvernement (les subventions) ainsi que tous les rendements générés par les placements au fil des ans. Cette portion est imposable pour l’étudiant, et non pour vous.
L’avantage fiscal : Puisque l’étudiant a généralement un faible revenu et bénéficie de crédits d’impôt importants pour ses frais de scolarité, il ne paiera généralement aucun impôt sur cet argent, ou très peu. L’impôt a donc été légalement évité par la famille.

